• leucippus

    L’Enlèvement des filles de Leucippe est un tableau de grande dimension (224 x 210 cm) peint en 1618 par le peintre flamant Pierre Paul Rubens. C’est une peinture à huile sur toile qui se trouve actuellement au musée Alte Pinakothèk à Munich. La composition se forme donc dans une toile mesurant plus de deux mètres nous mettant face à des personnages qui ont pratiquement une échelle humaine.

    Un sujet mythologique :
    Le tableau est une illustration d'un récit mythologique gréco-romain selon lequel les jumeaux Castor et Pollux séduisent les filles de Leucippe d'argos, promises à d'autres hommes.Les Apharéides sont les fils du roi de Messénie, Apharée et d'Arénè et les cousins germains des jumeaux. Invités par Leucippe, les deux frères enlevèrent ses deux jeunes filles, Phoebé et Hilaera (ou Hilaire), et durent livrer combat à leurs fiancés les Apharéides, Idas et Lyncée. Ce qui n'améliora pas les relations entre les cousins germains. Castor épousa Hilaere et Pollux Phoebé. Pollux eut de Phoebé un fils nommé Mnésileos (Apollodore III,134) ou Mnésinoos (Pausanias II,22§5), et Hilaere donna à Castor, Anogon.

    La composition de l'oeuvre :
    Tout d’abord nous allons nous intéresser à la composition de l’œuvre. Elle est multiforme. Dans un premier temps, nous distinguons une ligne verticale de gauche à droite sépare le tableau en deux zones d’oppositions de forces contraires. Une des filles au sol semble s’opposer a l’enlèvement, les courbes de son attitude s’opposent aux courbes de l‘attitude des personnes debout. Les lignes et les courbes de cette seconde zone semble se diriger vers le haut. Le personnage féminin au centre n’a donc pas l’air de s’opposer à l’enlèvement : elle se laisse attirer vers le haut, vers l’amour. Le sujet prend toute la surface et forme une masse compacte et centrale où les corps s'imbriquent les uns aux autres. L'on distingue des formes brunes et des formes blanches. L'on distingue deux hommes, deux femmes, deux chevaux et un petit cupidon. Les femmes sont au devant des hommes et les chevaux forment l'arrière de la montagne humaine. L'arrière plan est un paysage de campagne avec un ciel bleu tirant sur le gris.Un carré formé par les corps suggère un équilibre fragile. L’ensemble de l’action forme un carré qui est susceptible de ce briser facilement, puisqu’il est dressé en équilibre sur un de ses sommets. Ce qui donne l’impression que tout est prêt a s’écrouler, les corps sont peint dans une action éphémère.
    L'emplacement des membres et l'imbrication des corps n'est pas dut aux hasard du peintre. On peut y voir un sens de lecture. Le peintre montre au spectateur, guide le spectateur dans l'histoire. Le prenant à partie, par le regard du Cupidon. Son regard nous montre nous. Nous sommes à la place du voyeur. Nous regardons cette scène de violence.
    Les jeux de regards forment des diagonales autant que les corps qui s'enlacent. La femme du bas regarde son agresseur qui lui renvoie son regard. Nous sommes dans un duel. Ils sont isolé par leur regard. C'est comme une scène à part. Ce qui les relis aux autres protagonistes de la scène s'est le fameux bras qui se pose sur l'homme. Sinon les deux femmes ne se touchent pas. Elles ne s'effleurent pas. La seconde femme regarde le ciel, elle est dans une sorte de supplication au ciel, une prière. Le second agresseur ne regarde que la femme qu'il porte. Il nous recentre sur la femme du centre. Tout nous montre la seconde femme. Tout l'entoure, toute les diagonales se font au centre. Elle est le sujet principale de la toile.

    Une représentation érotique de la femme :
    On s'éloigne de la représentation de la femme à la beauté idéal comme on la retrouvait chez Botticelli et la naissance de Vénus. Les femmes sont souvent représentées fines à la limite de l'androgénie (un peu comme les représentations masculines). Cela asphyxiait le désir charnel. Avec Rubens les femmes deviennent érotique. Les femmes étaient dessinées toute en finesses et svelte jusqu'au 15ème siècle environ. Les corps d'homme et de femmes étaient basé sur la statuaire antique.Mais si l'on regarde attentivement, les femmes sont charnues mais les muscles et le travaille de l'anatomie n'est pas laissé de cotés. On peut y déceler le dessin des formes. Tels que les cuisses et les épaules ou alors les avant bras. On voit le travaille des muscles, une certaine puissance s'en dégage. Le dos de la femme à terre est dessiné tout en finesse dans la musculature. Rubens à participé à l'émancipation du nue de la femme.

    Conclusion :
    Cette toile montre bien le passage de Rubens du classique au Baroque de part les couleurs encore claires et surtout le clair-obscur pas encore marqué avec pourtant déjà la composition chargée et tourmentée des toiles Baroque. Les corps des femmes sont devenus le centre de la toile par le fait que la composition les places au centre mais aussi par leur représentation nouvellement érotique mais aussi dynamique. On eut aussi voir ainsi une évolution du canon de la beauté idéale de la femme et aussi une évolution de la carnation de la chaire qui continuera d'évoluer vers un érotisme plus flagrant avec le peinture français Boucher.


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